• Locomotive: Re 460 Kato, sans interface NEM
  • Décodeur: Doehler&Haass DH10C-3 (commercialisé par Brawa)

 

La caisse s’enlève assez facilement du châssis en l’écartant légèrement. L’inverseur pour l’alimentation par caténaire (pièce plastique noire) et le condensateur ne seront plus nécessaire et peuvent être enlevés. A noter que les pattes du condensateur donnent le contact au moteur, il faut donc couper le condensateur et non le dessouder; c’est une construction classique chez Kato. Pour retirer la platine, il faut légèrement la soulever et la glisser vers la droite.

La locomotive dispose à chaque extrémité de 2 ampoules, afin de permettre une inversion des feux comme elle se pratique en Suisse, avec à l’arrière lorsque la locomotive tracte un train, un feu blanc à droite. Sur la photo on a la situation de la locomotive qui roule de gauche à droite.

En analogique, les feux de droite des deux extrémités sont allumés en permanence et les deux autres en fonction du sens de marche, au travers d’une diode. Pour pourvoir allumer les feux de droite indépendamment du sens de marche et des feux de tête, j’utilise les sorties auxiliaires 1 et 2 du décodeur. A cet effet, j’ai soudé deux fils sur les pads correspondants

Sous la platine, il faut retirer les deux diodes et le support du commutateur pour alimentation par caténaire. Les deux pattes du condensateur (flèches) doivent rester en place, elles donnent le contact au moteur.

Les travaux suivants à effectuer sur la platine sont de couper les pistes électriques au niveau des marquages rouges et de ponter certaines pistes selon les marquages verts. Les pistes coupées permettent de séparer l’arrivée du courant de l’alimentation du moteur et des lampes (vérifier avec le multimètre qu’il n’y a pas de court-circuit):

Le décodeur prendra place sur la platine, là où se trouvait le condensateur au droit du vide que l’on voit dans la caisse (photo de gauche). J’ai coupé la languette provenant du pantographe pour éviter tout risque de court-circuit. Le décodeur est collé sur un morceau d’adhésif double face isolant. L’isolation de la face inférieure du décodeur est très importante, car il sera fixé au-dessus de pistes conductrices utilisées et il a des points de soudures apparents dessous.

Les fils orange et gris sont coupés courts et soudés sur les points de contact du moteur (MG et MD) comme on le voit sur la photo de droite. ces fils sont ensuite repliés et le décodeur est posé sur ces soudures. Comme la place est assez limitée, malgré un décodeur plat, s’assurer de faire des soudures très basses (ce qui n’est pas le cas sur ma photo, j’ai corrigé ceci après-coup).

Ne pas oublier de couper la languette de prise de courant par caténaire pour éviter les courts-circuits.

Sur la photo suivante, on voit le décodeur en place. On voit les fils gris et orange repliés sous le décodeur et dans les ellipses rouges, les pontages pour le retour de l’éclairage.

Il reste à couper les fils à la bonne longueur et les souder selon l’image ci-dessous: rouge rail de droite (RD), noir rail de gauche (RG), blanc lumière avant (LAV), jaune lumière arrière (LAR), vert auxiliaire 1 (AUX1) et rose auxiliaire 2 (AUX2).

On peut alors tester la locomotive puis la remonter et passer à la programmation. En l’occurrence, pour la gestion des éclairages, j’ai programmé les CV suivants:

  • CV 33 = 5
  • CV 34 = 10

Ceci afin qu’avec la fonction F0, on ait 3 feux de tête en fonction du sens de marche.

  • CV 35 = 12
  • CV 36 = 4
  • CV 38 = 8

De manière à ce que avec F0 et F1 actif, on ait l’éclairage suisse classique 3+1, tandis que F2 et F3 permettent d’allumer individuellement le feu arrière droite, même avec F0 (et F1) éteint. Ceci est par exemple utile dans le cas d’une traction multiple.

Remarque: les ampoules ont tendance a chauffer et si la locomotive reste longtemps avec les feux allumés et sans rouler (ce qui peut se passer en numérique mais n’arrive bien évidemment pas en analogique), il y a un risque que la chaleur déforme la carrosserie ou les vitrages. Pour éviter ce risque, on peut réduire la tension d’alimentation en donnant la valeur 15 aux CV 52, 54 et 55.

Bien que relativement facile, cette digitalisation nécessite de travailler soigneusement et de s’assurer qu’aucun court-circuit n’est possible. Je décline toute responsabilité en cas de dégâts au décodeur ou à la machine suite à l’application de mon descriptif.

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